Je viens de passer mon permis : les 10 premières choses à faire côté assurance
Ça y est, le permis est en poche et l’envie de prendre la route vous démange. Mais avant de tourner la clé de contact, une étape vous attend : l’assurance auto. Entre les formules, la surprime et les documents à réunir, le sujet peut vite ressembler à un parcours du combattant. Voici les 10 réflexes à adopter pour démarrer sur de bonnes bases.
- Avant de prendre le volant, rassemblez vos documents et souscrivez une assurance auto dès la réception du certificat d’examen du permis de conduire.
- La surprime jeune conducteur peut doubler votre cotisation la première année, mais elle diminue chaque année sans accident responsable.
- Se déclarer conducteur secondaire chez ses parents permet de cumuler du bonus tout en payant moins cher qu’avec un contrat individuel.
- Comparer plusieurs devis et connaître la loi Hamon vous donne la liberté de changer d’assureur après 1 an sans frais ni justification.
Comprendre ce que signifie « jeune conducteur » pour un assureur
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le terme « jeune conducteur » n’a rien à voir avec votre âge. Pour les compagnies d’assurance, un conducteur est considéré comme novice s’il a obtenu son permis depuis moins de 3 ans. Ce statut s’applique aussi à toute personne qui n’a pas été assurée en tant que conducteur principal au cours des 3 dernières années, même si elle a le permis depuis longtemps.
Cette distinction a un impact direct sur le prix de votre contrat. Les assureurs considèrent que les conducteurs novices présentent un risque plus élevé d’accidents, ce qui se traduit par une majoration tarifaire. Connaître cette définition vous permet de mieux comprendre les offres que vous allez recevoir.
Le chiffre clé
Les 18-24 ans sont impliqués dans 22 % des accidents mortels de la circulation en France.
La surprime jeune conducteur : à quoi s’attendre
La surprime est un pourcentage appliqué en plus de la cotisation de base de votre assurance. Elle peut atteindre 100 % la première année, ce qui revient à payer le double du tarif normal. La bonne nouvelle : elle diminue de moitié chaque année si vous ne causez aucun accident responsable.
Voici l’évolution de la surprime selon le type de formation suivie :
| Année | Formation classique | Conduite accompagnée (AAC) |
|---|---|---|
| 1re année | 100 % | 50 % |
| 2e année | 50 % | 25 % |
| 3e année | 25 % | 12,5 % |
| 4e année | 0 % | 0 % |
Pour un exemple concret : si votre cotisation de base est de 500 €, la surprime la porte à 1 000 € la première année en formation classique. Avec la conduite accompagnée, cette même cotisation atteint 750 €.
Bon à savoir
Toutes les compagnies d’assurance n’appliquent pas la surprime jeune conducteur. Vérifiez bien ce point dans les propositions de contrat avant de signer.
Rassembler les bons documents avant de souscrire
Avant même de demander un devis, préparez votre dossier. Un dossier complet accélère la souscription et vous évite des allers-retours inutiles. Voici la liste des pièces à fournir :
- Votre permis de conduire (le CEPC, certificat provisoire, suffit)
- Le certificat d’immatriculation du véhicule (la carte grise)
- Une pièce d’identité en cours de validité
- Un RIB pour le prélèvement des cotisations
- Un justificatif de domicile
En tant que nouveau conducteur, vous n’avez pas de relevé d’information à présenter. Ce document, qui retrace l’historique d’un assuré sur 5 ans, concerne uniquement les conducteurs qui changent d’assureur. Signalez simplement votre situation à la compagnie.
Souscrire dès le permis provisoire en poche
Vous n’avez pas à attendre la réception du permis de conduire définitif pour vous assurer. Le CEPC (certificat d’examen du permis de conduire) reçu par e-mail après la réussite de l’épreuve pratique suffit. Les assureurs ne font aucune différence entre ce document provisoire et le permis probatoire.
Rouler sans assurance constitue un délit passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 €. Assurez votre véhicule avant de prendre le volant, même pour un court trajet.
Bon à savoir
Le CEPC a une durée de validité de 4 mois, le temps de recevoir votre permis définitif. Pensez à lancer la demande de fabrication de votre titre sur le site de l’ANTS dans ce délai.
Choisir la bonne formule d’assurance
Trois grandes formules existent sur le marché. Le choix dépend de la valeur de votre véhicule, de votre budget et de l’usage que vous en faites. Voici un récapitulatif pour y voir plus clair :
| Formule | Ce qu’elle couvre | Pour qui ? |
|---|---|---|
| Au tiers | Responsabilité civile uniquement (dommages causés aux autres) | Véhicule ancien ou de faible valeur |
| Intermédiaire (tiers étendu) | Responsabilité civile + vol, incendie, bris de glace | Bon compromis couverture/prix |
| Tous risques | Couverture complète, y compris vos propres dommages | Véhicule récent ou de valeur |
L’assurance au tiers représente le minimum légal. Elle couvre les dommages que vous causez à un tiers en cas d’accident responsable, mais ne vous indemnise pas pour vos propres dégâts. Pour les jeunes conducteurs avec un budget limité, la formule intermédiaire constitue souvent le meilleur compromis entre protection et prix.
Le conseil d’expert
Ne pas oublier la garantie du conducteur
Beaucoup de jeunes conducteurs l’ignorent, mais l’assurance au tiers ne couvre pas vos propres blessures en cas d’accident responsable. Seuls les dommages causés aux autres sont pris en charge. La garantie personnelle du conducteur, elle, couvre vos frais médicaux, la perte de revenus ou l’invalidité si vous êtes responsable du sinistre.
Sans cette garantie, vos blessures ne seront pas indemnisées dans plusieurs situations : accident responsable, collision avec un animal sauvage, chute d’arbre, délit de fuite du tiers ou conducteur adverse non assuré. Le coût de cette option reste généralement modeste, de l’ordre de quelques euros par mois.
Penser à l’assurance au kilomètre
Si vous roulez peu, l’assurance au kilomètre (Pay As You Drive) peut réduire la facture de façon significative. Ce type de contrat repose sur un forfait kilométrique : moins vous roulez, moins vous payez. Cette formule s’adresse aux conducteurs qui parcourent moins de 5 000 à 8 000 km par an.
Certains assureurs proposent aussi le « Pay How You Drive », qui ajuste votre prime en fonction de votre comportement au volant. Un boîtier connecté ou une application mobile analyse vos trajets et vous attribue un score de conduite. Les bons conducteurs bénéficient de réductions allant jusqu’à 50 % sur leur cotisation.
Le chiffre clé
Les conducteurs qui optent pour une assurance au kilomètre économisent en moyenne 30 % par rapport à un contrat classique.
Se déclarer comme conducteur secondaire chez ses parents
Si vous n’achetez pas tout de suite votre propre véhicule, vous pouvez être ajouté comme conducteur secondaire sur le contrat d’assurance de vos parents. Cette option entraîne une majoration de leur prime, mais elle reste souvent moins coûteuse qu’un contrat individuel.
L’avantage est double. Vous roulez en toute légalité sans souscrire votre propre contrat. Et surtout, vous commencez à cumuler du bonus en tant que conducteur déclaré, ce qui fera baisser le prix de votre future assurance personnelle.
Attention au statut de conducteur occasionnel et au prêt de volant
Être déclaré comme conducteur occasionnel sur le contrat d’un proche n’engendre généralement pas de surcoût pour le titulaire. Mais cette option ne vous permet pas de cumuler du bonus. Préférez le statut de conducteur secondaire si vous utilisez régulièrement le véhicule.
Si vous êtes le principal utilisateur de la voiture, vous devez en revanche être déclaré comme conducteur principal. Une fausse déclaration sur ce point peut entraîner un refus d’indemnisation en cas de sinistre.
Et si vous empruntez ponctuellement la voiture d’un ami ou d’un proche ? Vérifiez que son contrat prévoit bien une clause de prêt de volant. Certains contrats l’excluent ou appliquent une franchise majorée en cas d’accident responsable commis par un conducteur non déclaré. Un emprunt non couvert peut vous exposer à des frais très lourds en cas de pépin.
Bien choisir sa première voiture
Le choix du véhicule influence directement le coût de votre assurance. Un modèle peu puissant, de type citadine, coûte moins cher à assurer qu’une voiture sportive. Les assureurs tiennent compte de la puissance fiscale, de la marque, du modèle et de l’année de mise en circulation pour calculer votre prime.
Privilégiez un véhicule facile à prendre en main et dont les pièces de rechange restent abordables. Les voitures puissantes augmentent à la fois les risques d’accident et les risques de vol, deux critères qui font grimper la cotisation.
Le conseil d’expert
Visez un véhicule dont la puissance fiscale reste inférieure à 6 CV. Au-delà, la plupart des compagnies appliquent des tarifs nettement plus élevés pour les conducteurs novices.
Découvrir le fonctionnement du bonus-malus
Le coefficient de réduction-majoration (CRM), plus connu sous le nom de bonus-malus, commence à se construire dès votre première année d’assurance en tant que conducteur principal. Chaque année sans accident responsable fait baisser votre coefficient, et donc le prix de votre assurance.
Le coefficient démarre à 1. Après une année sans sinistre responsable, il passe à 0,95. Il faut 13 années consécutives sans accident pour atteindre le bonus maximum de 0,50, soit une réduction de 50 % sur votre cotisation de référence. En cas d’accident responsable, un malus s’ajoute et peut aller jusqu’à 3,5.
Le bonus-malus se cumule avec la surprime jeune conducteur les premières années. Mieux vaut donc adopter une conduite prudente dès le départ pour faire baisser la facture rapidement. Un seul accident responsable la première année peut faire grimper votre cotisation de façon spectaculaire, entre surprime maintenue et malus appliqué.
Protéger ses 6 points avec la garantie permis de conduire
Avec un permis probatoire, vous ne disposez que de 6 points. Un simple excès de vitesse ou un feu rouge grillé peut vous en retirer plusieurs d’un coup. La garantie permis de conduire, proposée en option par les assureurs, prend en charge les frais d’un stage de récupération de points.
Le coût de cette garantie reste modeste et représente quelques euros ajoutés à votre cotisation annuelle. Pour un jeune conducteur dont le capital de points est fragile, c’est un filet de sécurité appréciable. Attention toutefois : les infractions liées à la vitesse excessive ou à l’alcool au volant font souvent partie des exclusions de garantie lorsque le stage est imposé par la justice.
Envisager la formation post-permis
Depuis 2019, les jeunes conducteurs ont la possibilité de suivre une journée de formation complémentaire dans une auto-école labellisée. Cette formation post-permis permet de raccourcir la durée du permis probatoire. Résultat : la période pendant laquelle la surprime s’applique se réduit.
Avec la conduite accompagnée, la période probatoire passe de 2 ans à 1 an et demi après cette formation. Pour un parcours classique, elle passe de 3 ans à 2 ans. Moins de temps en permis probatoire signifie moins d’années à payer une surprime.
Le chiffre clé
Les conducteurs issus de la conduite accompagnée ont statistiquement 5 fois moins de risques d’accident qu’un jeune conducteur en formation classique, et un taux de réussite à l’épreuve pratique de 75 % contre 57 % en filière classique.
Savoir que la carte verte n’existe plus
Depuis le 1er avril 2024, la vignette verte d’assurance à apposer sur le pare-brise a été supprimée en France. La vérification de l’assurance repose désormais sur le fichier des véhicules assurés (FVA), consultable par les forces de l’ordre grâce à votre plaque d’immatriculation.
Vous recevez tout de même un mémo véhicule assuré de la part de votre assureur. Gardez-en une copie dans votre boîte à gants, utile en cas de panne de réseau lors d’un contrôle. Pour les déplacements hors de l’Espace économique européen, une carte internationale d’assurance reste obligatoire.
Bon à savoir
Vous pouvez vérifier à tout moment que votre véhicule est bien enregistré dans le FVA en vous rendant sur le site fva-assurance.fr. Une précaution utile juste après la souscription de votre contrat.
Comparer les offres et savoir que vous pouvez changer
Le marché de l’assurance auto est suffisamment concurrentiel pour que des écarts significatifs existent entre les compagnies à garanties équivalentes. Prenez le temps de demander plusieurs devis et de les comparer point par point : garanties, montant des franchises, plafonds d’indemnisation et services inclus.
Regardez aussi les options spécifiques proposées aux jeunes conducteurs. Vérifiez bien si la surprime est appliquée ou non, car toutes les compagnies ne la facturent pas de la même manière. Certaines proposent des formules modulables, avec des garanties à la carte qui permettent d’adapter le contrat à votre budget réel.
Le plus Leocare
Chez Leocare, la souscription se fait 100 % en ligne, en quelques minutes. Les offres sont conçues pour s’adapter aux profils novices, avec la possibilité de moduler vos garanties et de gérer votre contrat directement depuis l’application.
La loi Hamon : changer d’assureur après 1 an
Si votre premier contrat ne vous convient pas, rien ne vous oblige à le garder éternellement. Grâce à la loi Hamon, entrée en vigueur en 2015, vous pouvez résilier votre assurance auto à tout moment après la première année de souscription. Aucun motif n’est requis et la démarche ne génère aucun frais.
Le plus pratique : c’est votre nouvel assureur qui se charge de la résiliation auprès de votre ancienne compagnie. Vous restez couvert pendant toute la durée de la procédure, sans aucune interruption de garantie. La résiliation prend effet 1 mois après réception de la demande, et la part de cotisation déjà payée vous est remboursée au prorata.
Le conseil d’expert
Au bout de votre première année d’assurance, demandez votre relevé d’information à votre assureur. Ce document, transmis sous 15 jours, retrace votre historique de conducteur et vous servira à obtenir un meilleur tarif chez un autre assureur si vous n’avez eu aucun sinistre.
Cet article a été rédigé à titre purement informatif. Les garanties et situations décrites sont susceptibles de ne pas être incluses dans l’offre d’assurance Leocare. Pour en savoir plus sur nos produits d’assurance, nous vous invitons à consulter le détail de nos offres.
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