Sécurité routière : un record historique de baisse des accidents en 2025

Par Christophe Djafar | le 14 mars 2025 | 4 min. de lecture
embouteillages paris

Février 2025 restera dans l’histoire de la sécurité routière. Pour la première fois depuis plus de 70 ans, la mortalité sur les routes de France métropolitaine a atteint un niveau historiquement bas. Une bonne nouvelle qui récompense des années d’efforts et de sensibilisation. Mais comment expliquer cette baisse ? Quelles sont les mesures qui ont fait la différence ? Tour d’horizon d’une tendance encourageante.

Un recul historique de la mortalité sur les routes

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En février 2025, 195 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine. Cela représente une diminution de 14 % par rapport à février 2024. C’est aussi le niveau le plus bas enregistré depuis 1954. Ce résultat s’inscrit dans une tendance de déclin observée depuis plusieurs mois.

Cette réduction concerne plusieurs catégories d’usagers. Les piétons, les automobilistes et les conducteurs de deux-roues motorisés sont moins touchés par des accidents mortels. La baisse est particulièrement marquée en agglomération (-32 %). En revanche, les cyclistes ne bénéficient pas encore de cette amélioration.

Des efforts de prévention qui portent leurs fruits

Depuis plusieurs années, la sécurité routière est une priorité. Les campagnes de sensibilisation, les radars et les améliorations des infrastructures routières ont joué un rôle déterminant. La réduction de la vitesse en ville et le renforcement des sanctions en cas d’infraction ont aussi contribué à rendre les routes plus sûres.

Un autre facteur clé : la prise de conscience des conducteurs. Aujourd’hui, les automobilistes sont plus attentifs aux risques. L’alcool au volant, l’usage du téléphone et le non-respect des distances de sécurité sont mieux contrôlés. Même les motards, souvent vulnérables, s’équipent davantage pour se protéger.

La courtoisie au volant aide à réduire les accidents

Les chiffres récents le confirment : 82 % des Français admettent perdre leur calme au volant. L’impatience, la pression du temps et la densité du trafic favorisent des comportements agressifs qui augmentent les risques d’accident. Changement de voie sans clignotant, queues de poisson et klaxons intempestifs figurent parmi les comportements les plus frustrants.

Les tensions ne concernent pas que les automobilistes. Les trottinettes (59 %), les cyclistes (47 %) et les motards (35 %) sont souvent perçus comme des sources de conflits. Pourtant, la route est un espace partagé, où la courtoisie joue un rôle majeur dans la réduction des accrochages.

Des gestes simples peuvent améliorer la cohabitation : respecter les distances de sécurité, signaler ses changements de direction, laisser traverser les piétons et réduire l’usage du klaxon. Ces attitudes participent à un climat apaisé et renforcent la sécurité de tous.

homme passage pietons

Une évolution contrastée selon les régions et les profils

Si la baisse est encourageante, elle n’est pas homogène partout. Les routes en agglomération enregistrent une forte amélioration, tandis que les axes hors agglomération et les autoroutes progressent plus lentement. Les accidents restent une préoccupation majeure pour les seniors. Les personnes de 65 ans et plus représentent encore une part importante des victimes. En revanche, les jeunes conducteurs semblent adopter de meilleurs réflexes sur la route.

Autre point d’attention : les mobilités douces. Si la mortalité baisse chez les automobilistes et les motards, les cyclistes et les usagers de trottinettes restent exposés. Le partage de la route doit encore progresser, notamment en ville.

Quelles perspectives pour les mois à venir ?

Avec l’arrivée du printemps, les routes vont retrouver une circulation plus dense. Les deux-roues motorisés et les vélos seront plus nombreux. Le défi est donc de conserver cette dynamique positive. Cela passe par une vigilance accrue de la part de tous les usagers.

Les automobilistes doivent rester attentifs aux vélos et aux motos. Un dépassement réussi, c’est au moins un mètre d’espace en ville et 1,50 mètre hors agglomération. De leur côté, les motards et cyclistes doivent continuer à s’équiper correctement et à respecter le code de la route.

L’amélioration de la sécurité routière ne repose pas que sur des mesures répressives. L’objectif est de favoriser un partage apaisé de la route, où chacun trouve sa place en toute sécurité. Les résultats de février 2025 montrent que c’est possible. Mais pour que cette tendance se confirme, la prudence doit rester une priorité au quotidien.

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