Dès 2025, les conducteurs de plus de 70 ans devront passer un test de conduite pour conserver leur permis. Cette mesure vise à évaluer leur aptitude à la conduite et à renforcer la sécurité routière.
Pourquoi ce test devient obligatoire ?
Avec l’âge, certaines capacités comme les réflexes, la vision et l’audition peuvent diminuer, ce qui peut affecter la conduite. Les statistiques montrent une augmentation des accidents impliquant des conducteurs âgés. En 2023, les seniors de plus de 65 ans représentaient 27 % des victimes tuées sur la route, alors qu’ils constituaient 21 % de la population française. De plus, les conducteurs de plus de 75 ans ont un taux de mortalité routière similaire à celui des 18-34 ans.
Certains pays européens, comme l’Espagne et l’Italie, imposent déjà un contrôle médical régulier aux seniors. En Espagne, les conducteurs doivent passer des tests de capacités tous les 10 ans jusqu’à 65 ans, puis tous les 5 ans au-delà. Au Portugal, les permis de conduire doivent être revalidés à 40, 50, 65 et 75 ans, puis tous les deux ans après 75 ans. La France adopte une approche similaire.
Comment se déroulera ce test ?
Les modalités précises restent à définir, mais le test devrait comporter plusieurs étapes. Une évaluation médicale portera sur la vue, l’audition et la mobilité. Une épreuve pratique analysera les réflexes et la capacité d’adaptation en situation de conduite réelle. En cas de difficultés, une formation de remise à niveau pourrait être proposée.
La question du coût est encore en suspens. Ce test sera-t-il pris en charge par l’État ou devra-t-il être financé par les conducteurs eux-mêmes ? La durée de validité du test devra aussi être précisée : faudra-t-il le repasser tous les 5 ans comme dans d’autres pays ?
Une mesure qui suscite des réactions
Certaines associations de conducteurs expriment des réserves, estimant que cette mesure pourrait être perçue comme discriminatoire. D’autres considèrent qu’elle contribuera à améliorer la sécurité de tous les usagers de la route. Les statistiques montrent que 81 % des seniors impliqués dans des accidents mortels sont présumés responsables, un chiffre proche des 80 % enregistrés chez les jeunes conducteurs.
La question de la mobilité des seniors se pose également, notamment en cas de retrait du permis. Certaines collectivités mettent en place des initiatives comme le développement des transports adaptés ou le covoiturage intergénérationnel pour pallier ce manque.

Quelles solutions en cas d’échec au test ?
Si un conducteur échoue à l’évaluation, plusieurs solutions pourraient être mises en place. Une possibilité serait de proposer une seconde tentative après une formation de remise à niveau. Certaines aides financières pourraient également être envisagées pour adapter un véhicule aux besoins spécifiques des seniors, comme l’installation de systèmes d’assistance à la conduite ou l’utilisation d’une boîte automatique.
Conséquences sur l’assurance auto
Les résultats du test pourraient influencer les conditions d’assurance auto. Une aptitude confirmée à la conduite pourrait éviter une hausse des tarifs. En revanche, certaines restrictions pourraient être mises en place en cas de difficultés constatées. Des formations complémentaires pourraient être recommandées pour préserver l’aptitude à conduire en toute sécurité.
Impact psychologique et social
Perdre son permis peut être une source de stress et d’inquiétude pour certains seniors. Cela peut aussi entraîner une perte d’autonomie et un isolement social. Pour éviter ces situations, des dispositifs d’accompagnement pourraient être développés, comme un accès facilité aux transports en commun ou des services d’accompagnement pour les déplacements du quotidien.
Des alternatives pour la mobilité
Si un conducteur ne peut plus renouveler son permis, d’autres solutions existent : voitures sans permis, transports en commun, services de transport dédiés aux seniors. Une proposition européenne récente prévoit un renouvellement périodique du permis de conduire avec des examens tous les 15 ans pour tous les conducteurs, et tous les 5 ans pour ceux de 60 ans et plus. Ces évolutions pourraient favoriser le développement de solutions adaptées aux conducteurs âgés.
Les constructeurs automobiles commencent également à intégrer des innovations facilitant la conduite des seniors : sièges pivotants, aides à la vision, systèmes d’alerte et de freinage automatique. Ces dispositifs pourraient aider à prolonger la conduite en toute sécurité.
Anticiper pour mieux s’adapter
Cette réforme vise à garantir la sécurité de tous les usagers de la route. Il est recommandé aux conducteurs concernés de faire un bilan de santé régulier et de s’informer sur les formations disponibles. Anticiper ces évolutions permettrait de mieux s’adapter aux nouvelles exigences en matière de conduite.
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