Qu’est-ce qu’une sulfateuse à PV ?

Par Christophe Djafar | le 12 mars 2025 | 4 min. de lecture
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Vous garez votre voiture, vous partez faire une course rapide et, surprise ! Une amende vous attend au retour. Pourtant, aucun agent ne semblait dans les parages. Bienvenue dans l’ère des sulfateuses à PV, ces fameuses voitures qui scannent les plaques à la chaîne et traquent les stationnements non payés. Mais comment fonctionnent-elles ? Sont-elles infaillibles ?

Une technologie qui ne laisse rien passer

Les sulfateuses à PV, aussi appelées “voitures vampires”, sont des véhicules équipés de caméras capables de scanner des milliers de plaques d’immatriculation par jour. Elles circulent dans les rues et repèrent en un clin d’œil les voitures en infraction. Une fois les données collectées, elles sont envoyées à un centre de traitement où des agents vérifient si le stationnement a été réglé. Si ce n’est pas le cas, l’amende est automatiquement envoyée au propriétaire du véhicule.

Un contrôle express et efficace

Là où un agent pouvait vérifier quelques dizaines de véhicules par heure, la sulfateuse en scanne plus de 1 500. À Villeurbanne, elle contrôle plus de 5 000 voitures par jour, soit une augmentation spectaculaire des détections. Paris ne fait pas les choses à moitié non plus : près de 240 000 véhicules y sont passés au crible chaque jour. Ces chiffres expliquent pourquoi ces voitures sont devenues l’outil favori des municipalités pour faire respecter le stationnement payant.

Un contrôle toujours vérifié par un agent

Si la technologie est rapide, elle n’est pas totalement automatisée. Chaque infraction détectée est soumise à une vérification humaine avant d’être transformée en amende. Cela permet d’éviter certaines erreurs, même si des cas de contestation persistent.

voiture sulfateuse pv dans la rue

Des contestations de plus en plus nombreuses

Si la technologie est rapide, elle n’est pas parfaite. Des erreurs existent, notamment sur la localisation précise des véhicules. En novembre 2024, le Conseil d’État a reconnu que ces dispositifs pouvaient se tromper et qu’ils ne suffisaient pas à prouver qu’une voiture était mal stationnée. Résultat : les automobilistes peuvent maintenant contester plus facilement leur amende et obliger l’administration à fournir des preuves solides.

Comment contester une amende ?

Si vous êtes verbalisé par une sulfateuse à PV, il est possible de contester l’amende. Pour cela, vous devez envoyer une requête à l’administration concernée en fournissant des justificatifs, comme un ticket de stationnement prouvant le paiement ou une attestation en cas d’exonération. Les délais de recours sont généralement de 30 jours après la réception du forfait post-stationnement.

Conséquences pour les personnes exonérées

Les sulfateuses ne peuvent pas toujours identifier les véhicules des personnes en situation de handicap qui bénéficient d’un stationnement gratuit. Dans certains cas, ces usagers reçoivent des amendes injustifiées et doivent entreprendre des démarches de contestation. Pour limiter ces erreurs, certaines villes permettent aux titulaires de la carte mobilité inclusion d’enregistrer leur plaque d’immatriculation à l’avance afin d’éviter toute verbalisation.

Les villes qui les utilisent

De plus en plus de municipalités adoptent ces dispositifs. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes… la liste s’allonge chaque année. Avec ces véhicules, les villes renforcent le respect du stationnement payant et génèrent des recettes importantes, comme à Angoulême où près de 850 000 euros ont été perçus en un an.

Un dispositif critiqué par certains automobilistes

Le terme “sulfateuse à PV” n’a rien d’innocent. Pour certains, ces voitures sont perçues comme des machines à distribuer des amendes sans discernement. D’autres les qualifient de “voitures vampires”, en raison de leur efficacité redoutable. Cette perception négative s’explique par l’impression d’un contrôle automatique qui ne tient pas compte du contexte.

L’avenir des sulfateuses à PV

Le dispositif pourrait évoluer dans les années à venir. Certains projets visent à intégrer des améliorations, comme une meilleure reconnaissance des plaques des véhicules exonérés ou des règles plus strictes sur la précision de la géolocalisation. Des associations d’automobilistes demandent également plus de transparence et une simplification des procédures de contestation.

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