Cette autoroute va bientôt vous obliger à ralentir : voici pourquoi !

Par Christophe Djafar | le 13 février 2025 | 4 min. de lecture
autoroute

Sur certaines portions d’autoroutes, la vitesse maximale autorisée peut être revue à la baisse pour diverses raisons : sécurité, pollution, trafic dense… C’est justement le cas sur l’autoroute A8, entre Nice et Antibes. Depuis peu, la limitation y est passée de 110 km/h à 90 km/h. Ce changement fait réagir de nombreux automobilistes, entre incompréhension et adaptation forcée. Alors, pourquoi cette décision ? Quels sont les impacts pour les usagers ? Décryptage.

Sécurité, pollution : les vraies raisons du changement

Derrière cette réduction de vitesse, plusieurs raisons se cachent. La première concerne la sécurité routière. L’autoroute A8 est une des plus fréquentées de France, notamment entre Nice et Antibes. Cet axe est connu pour ses embouteillages fréquents et ses conditions de circulation parfois complexes.

Les autorités ont observé une hausse des accidents sur cette portion. Une vitesse plus faible permettrait de mieux anticiper les dangers, notamment en cas de freinage brutal ou de conditions météorologiques défavorables. Moins de vitesse, c’est aussi moins de collisions et des impacts réduits en cas d’accident.

L’autre facteur déterminant, c’est la pollution. La Côte d’Azur est une région où la qualité de l’air est une problématique majeure. Or, les émissions de CO2 et de particules fines augmentent avec la vitesse. En abaissant la limite à 90 km/h, les pouvoirs publics espèrent réduire ces émissions et limiter l’impact sur la santé des habitants.

voitures sur autoroute

Moins vite, mais plus d’avantages qu’on ne le pense

Rouler moins vite, cela signifie allonger un peu son temps de trajet. Pour un automobiliste qui parcourt quotidiennement cette portion de l’A8, cela peut représenter quelques minutes supplémentaires par jour. Mais en contrepartie, plusieurs bénéfices sont à noter.

D’abord, une conduite plus lente permet de réduire le stress. À 90 km/h, les écarts de vitesse entre les véhicules sont moindres, ce qui diminue les freinages brusques et la sensation d’une circulation chaotique.

Ensuite, il y a un avantage économique. Un moteur tournant à une vitesse plus modérée consomme moins de carburant. Selon l’Ademe, rouler à 90 km/h au lieu de 110 km/h permettrait d’économiser jusqu’à 20 % de carburant. Sur un plein, cela représente plusieurs litres en moins, donc une économie intéressante pour le porte-monnaie.

Enfin, l’usure du véhicule s’en trouve réduite. Pneus, freins et moteur subissent moins de sollicitations, ce qui peut prolonger leur durée de vie.

Adopter la nouvelle vitesse sans prise de tête

Changer ses habitudes de conduite n’est jamais évident, surtout lorsqu’on roule sur le même itinéraire depuis des années. Quelques réflexes simples permettent cependant de s’adapter rapidement à cette nouvelle limitation :

  • Surveiller la signalisation : des panneaux indiquent clairement le changement de vitesse. Mieux vaut rester attentif pour éviter une amende.
  • Utiliser le régulateur de vitesse : un excellent moyen de maintenir une allure constante sans surveiller en permanence le compteur.
  • Prévoir un léger allongement du temps de trajet : mieux vaut anticiper et partir quelques minutes plus tôt pour éviter toute précipitation.
  • Adopter une conduite fluide : accélérations progressives, freinages en douceur… Une manière efficace d’économiser du carburant tout en améliorant la sécurité.

Une tendance qui va se généraliser ?

L’A8 n’est pas la seule concernée. Depuis quelques années, plusieurs tronçons d’autoroutes voient leur vitesse abaissée, notamment en zones urbaines. À Bordeaux, Lyon ou encore Grenoble, certaines sections sont désormais limitées à 90 km/h voire 80 km/h pour des raisons similaires.

Le débat reste vif. Faut-il généraliser cette réduction de vitesse ou la limiter à certaines zones spécifiques ? Pour les autorités, les premiers résultats sont encourageants. Moins d’accidents, une pollution en baisse… Des éléments qui pourraient convaincre d’autres villes à suivre cette voie.

Un changement qui peut faire la différence

Le passage de 110 à 90 km/h sur l’A8 entre Nice et Antibes vise à améliorer la sécurité et la qualité de l’air. Cette mesure, bien que contraignante pour certains, présente des avantages en matière de consommation de carburant et de fluidité du trafic.

S’y habituer demandera un peu de patience, mais à terme, cette limitation pourrait devenir une norme sur certaines autoroutes urbaines. Et si rouler moins vite était finalement un choix gagnant pour tous ?

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