Nids-de-poule : ces petits trous qui coûtent très cher

Par Christophe Djafar | le 21 mars 2025 | 3 min. de lecture
nid de poule

Chaque année, des milliers d’automobilistes tombent dans le même piège. Une chaussée abîmée, un trou mal signalé, et c’est le choc. Les nids-de-poule font des ravages. Pas juste sur les pneus. Sur le moral, le portefeuille, votre assurance auto… et parfois même sur la sécurité. Et les chiffres donnent le vertige.

Une addition qui fait mal aux conducteurs

En France, on parle de plus de 500 millions d’euros de dégâts par an. Ce n’est pas un bug de calcul. C’est la facture réelle causée par ces crevasses. Pneus éclatés, jantes fendues, suspensions HS… Tout y passe.

Et aux États-Unis ? Même combat. Les automobilistes y laissent près de 20 milliards de dollars chaque année pour réparer leurs véhicules. Autant dire que le problème dépasse les frontières.

Les dégâts les plus fréquents sur votre voiture

Une mauvaise rencontre avec un nid-de-poule, ça laisse des traces. Les garages voient passer des dizaines de cas chaque semaine. Les pneus sont souvent les premiers à souffrir. Un éclatement net, ou une déformation invisible mais dangereuse.

Les jantes, surtout celles en aluminium, n’aiment pas les chocs. Le coût grimpe vite : jusqu’à 600 € la pièce selon le modèle. Ajoutez à cela une suspension fragilisée ou une direction déréglée, et le tout peut dépasser les 1 000 € de réparations. Un choc mal absorbé peut aussi dérégler la géométrie du véhicule, avec une usure rapide des pneus à la clé.

Un phénomène aggravé par l’hiver

Les nids-de-poule apparaissent surtout après l’hiver. L’eau pénètre dans les fissures, gèle, fait éclater le bitume. En sortie de saison froide, les services de voirie constatent une explosion des interventions. Selon Le Parisien, certaines communes voient leur nombre de réparations doubler entre janvier et mars. Le bitume craque, les trous se forment… et les conducteurs dégustent.

Les régions les plus touchées ? Les Hauts-de-France, le Grand Est et des zones rurales d’Île-de-France ou d’Auvergne. Partout où les conditions climatiques sont rudes et l’entretien routier sous-financé.

nid de poule route

Et l’assurance dans tout ça ?

Ce n’est pas automatique. Si vous êtes assuré tous risques, les dégâts peuvent être pris en charge. Mais encore faut-il prouver que le nid-de-poule est bien responsable. Et là, ça se complique.

Il faut prendre des photos, noter l’heure, la rue, faire constater les dégâts. Sans preuves solides, l’assurance peut refuser d’indemniser.

Avec une formule au tiers, c’est encore plus compliqué. Sauf option spécifique, les réparations resteront à votre charge.

Qui est responsable ?

En théorie, c’est la collectivité (commune, département) qui doit entretenir la voirie. Si elle manque à son devoir, vous pouvez faire une réclamation. Mais attention : il faut prouver que la route était dangereuse et que la mairie avait connaissance du défaut.

Comment réagir si ça vous arrive ?

D’abord, ne prenez aucun risque. Si le choc est violent, arrêtez-vous en sécurité. Regardez l’état du pneu. Vérifiez s’il y a un bruit, une vibration ou un voyant allumé.

Prenez des photos du trou et des dégâts. Notez l’heure, la rue, les circonstances. Et consultez un garage. Un défaut de géométrie peut ne pas se voir tout de suite, mais user vos pneus en quelques semaines.

Je découvre quel tarif Leocare me propose !

Obtenir un devis