Contrôle technique 2026 : les scooters 50 cm3 ne pourront plus dépasser 45 km/h

Les scooters 50 cm3 font partie du quotidien de nombreux jeunes et adultes, que ce soit pour aller travailler ou se déplacer en ville. À partir du 1er mars 2026, le contrôle technique évolue avec un nouvel outil capable de mesurer la vitesse réelle du deux-roues. Ce changement pourrait bien marquer un tournant pour les scooters modifiés pour rouler au-delà de 45 km/h.

Mis à jour le 27 février 2026 6 min. de lecture
Résumé
  • À partir du 1er mars 2026, le contrôle technique des scooters 50 cm3 intègre un céléromètre capable de mesurer la vitesse réelle et de vérifier le respect strict de la limite fixée à 45 km/h.
  • Cette mesure vise particulièrement les scooters débridés, dont les modifications augmentent la vitesse et les risques d’accidents, alors que les deux-roues motorisés restent fortement touchés par la mortalité routière.
  • Un scooter non conforme pourra être refusé au contrôle technique et devra être remis en état pour circuler, ce qui limite fortement la possibilité de rouler durablement avec un véhicule modifié.
  • L’usage d’un scooter débridé expose à une amende de 135 € et à la confiscation du véhicule, tout en pouvant compliquer l’indemnisation par l’assurance en cas d’accident.
scooters rue

Un nouveau contrôle pour mesurer la vitesse réelle

À compter du 1er mars 2026, le contrôle technique des scooters 50 cm3 se renforce avec l’arrivée d’un équipement appelé céléromètre. Cet appareil permet de mesurer la vitesse maximale du véhicule en conditions réelles d’utilisation. L’objectif est simple : vérifier que le deux-roues respecte bien la limitation fixée à 45 km/h.

Jusqu’ici, certains véhicules modifiés pouvaient passer entre les mailles du filet. Avec ce nouvel outil, la vitesse réelle sera directement contrôlée lors du passage au contrôle technique. Un scooter qui dépasse la limite autorisée ne pourra plus être validé.

Ce point de vérification s’inscrit dans le cadre du contrôle technique obligatoire instauré depuis avril 2024 pour les véhicules des catégories L. Le contrôle ne se limite donc plus à l’état général du véhicule, il intègre désormais la question de la performance réelle.

Le débridage dans le viseur

Le débridage consiste à modifier un scooter pour qu’il dépasse la vitesse réglementaire de 45 km/h. Cette pratique concerne surtout les cyclomoteurs 50 cm3, souvent utilisés par des conducteurs jeunes. Avec le céléromètre, toute modification volontaire ou non pourra être détectée.

Le contrôle permettra notamment de :

  • vérifier le respect strict de la limitation à 45 km/h
  • détecter une modification technique augmentant la puissance
  • repérer une anomalie mécanique influant sur la vitesse

Le message est clair : un scooter doit rester conforme à son homologation d’origine. Les véhicules transformés pour gagner en vitesse s’exposent désormais à un refus au contrôle technique.

Cette évolution répond à un enjeu de sécurité routière. De nombreux accidents impliquent des scooters débridés, parfois sans que les parents ou même le jeune conducteur aient pleinement conscience des modifications réalisées. Un deux-roues plus rapide que prévu peut devenir beaucoup plus difficile à maîtriser.

Pourquoi renforcer le contrôle technique des 50 cm3

Le contrôle technique des deux-roues motorisés vise déjà les éléments liés à la sécurité. Freins, pneus, éclairage et visibilité font partie des points examinés. L’ajout du contrôle de vitesse vient compléter ce dispositif pour limiter les risques d’accidents graves.

Les chiffres récents montrent une situation préoccupante sur les routes. En 2025, le nombre de personnes tuées a augmenté de 3,4 %, avec 3 260 décès et près de 16 000 blessés. Les usagers de deux-roues motorisés représentent 23 % des personnes tuées alors qu’ils comptent pour moins de 2 % du trafic motorisé.

La vulnérabilité des conducteurs de scooters et motos se retrouve aussi dans les blessures. Ils représentent 32 % des blessés graves et 36 % des blessés qui garderont des séquelles 1 an après l’accident. Ces données expliquent le durcissement progressif des contrôles.

Voici un aperçu des principaux chiffres liés aux deux-roues motorisés :

IndicateurDonnée 2025
Décès sur les routes3 260
Blessésprès de 16 000
Part des deux-roues parmi les tués23 %
Part des deux-roues dans le trafic motorisémoins de 2 %
Part des blessés graves en deux-roues32 %

Le contraste entre leur faible part dans le trafic et leur forte implication dans les accidents interpelle. Limiter les excès de vitesse liés au débridage s’inscrit dans cette logique de prévention.

Quelles sanctions en cas de scooter débridé

Au-delà du contrôle technique, la loi prévoit déjà des sanctions pour l’usage d’un cyclomoteur débridé sur la voie publique. Depuis le 1er janvier 2011, cette pratique constitue une contravention de la 4e classe. L’amende s’élève à 135 € et peut s’accompagner de la confiscation du véhicule.

Cette règle repose sur l’article L. 317-23-1 du code de la route, introduit par un décret du 12 novembre 2010. L’interdiction vise à garantir que les cyclomoteurs respectent les caractéristiques prévues lors de leur homologation. Rouler avec un scooter modifié expose donc à la fois à un risque routier et à une sanction financière.

Avec le renforcement du contrôle technique, les possibilités de circuler durablement avec un scooter débridé se réduisent. Un refus lors du contrôle peut immobiliser le véhicule tant qu’il n’est pas remis en conformité. Le coût d’une remise aux normes peut rapidement dépasser le montant de l’amende.

Quel impact pour l’assurance ?

Le renforcement du contrôle technique a aussi des conséquences du côté de l’assurance moto. Un scooter qui ne respecte pas la limitation à 45 km/h peut être considéré comme non conforme lors d’un sinistre. Si la modification a contribué à l’accident, cela peut compliquer l’indemnisation.

Chez Leocare, la conformité du véhicule aux règles en vigueur fait partie des points analysés en cas de déclaration. Un deux-roues débridé peut entraîner une réduction ou un refus de prise en charge selon les circonstances. Vérifier que son scooter est en règle permet donc d’éviter une double peine, sur la route comme face à son assureur.

Ce que cela change pour les conducteurs et les parents

Pour les conducteurs adultes comme pour les parents d’adolescents, cette évolution invite à vérifier l’état réel du scooter utilisé au quotidien. Un véhicule modifié, même sans intention malveillante, peut poser problème lors du contrôle. S’assurer que le 50 cm3 respecte bien la limite de 45 km/h devient un réflexe à adopter.

Cela passe par un entretien régulier et par une vigilance lors de l’achat d’un scooter d’occasion. Certains modèles peuvent avoir été modifiés par un précédent propriétaire. Un contrôle en amont évite les mauvaises surprises le jour du passage au contrôle technique.

Du côté de l’assurance, rouler avec un véhicule non conforme peut aussi avoir des conséquences en cas d’accident. Chez Leocare, la conformité du véhicule aux règles en vigueur fait partie des points examinés lors d’un sinistre. Un scooter débridé peut compliquer l’indemnisation si la modification a joué un rôle dans l’accident.

L’arrivée du céléromètre ne vise pas à pénaliser les conducteurs respectueux des règles. Elle cherche à réduire les comportements à risque et à mieux protéger des usagers particulièrement exposés. À partir de mars 2026, la vitesse des 50 cm3 ne sera plus une simple déclaration, mais une donnée vérifiée.

Cet article a été rédigé à titre purement informatif. Les garanties et situations décrites sont susceptibles de ne pas être incluses dans l’offre d’assurance Leocare. Pour en savoir plus sur nos produits d’assurance, nous vous invitons à consulter le détail de nos offres.

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