Vent d’autan à Toulouse : serez-vous bien indemnisé si un arbre tombe sur votre voiture ?

Par Christophe Djafar | le 21 mars 2025 | 5 min. de lecture
arbre

Il est 9h30, ce vendredi 21 mars 2025. Le vent d’autan souffle fort sur Toulouse. Très fort. Place Jeanne-d’Arc, quatre voitures attendent sagement au feu rouge. Quelques secondes plus tard, un micocoulier gigantesque s’écrase sur les véhicules. Aucun blessé. Mais des dégâts impressionnants. Voici tout ce que l’on sait sur cet incident hors norme… et ce que cela implique pour votre assurance auto si vous êtes un jour dans cette situation.

Une chute aussi soudaine que violente

Le vent d’autan ne plaisante pas. Ce jour-là, les rafales atteignent 109 km/h à Toulouse-Blagnac. Une alerte orange est déclenchée. En plein centre-ville, un arbre cède sous la pression. Il ne s’agit pas d’une petite branche. Non. C’est un tronc massif, de plusieurs mètres de haut, qui se couche sur la chaussée. Pile au moment où quatre voitures sont arrêtées à un feu.

Les images sont impressionnantes. Carrosseries broyées. Vitres brisées. Et un embouteillage immédiat. Les passants sont choqués. Les conducteurs, eux, s’en sortent miraculeusement. Aucun blessé. Mais beaucoup d’émotion.

Que se passe-t-il en cas de chute d’arbre ?

Lorsqu’un arbre chute sur votre voiture, la première chose à vérifier, c’est votre contrat d’assurance. Plus précisément : votre niveau de garantie. Si vous êtes assuré en tous risques, pas de débat. Votre assurance prend en charge les réparations, voire le remplacement du véhicule si celui-ci est trop endommagé.

Mais si vous n’avez qu’une formule au tiers, il faut creuser. Certaines assurances proposent une garantie tempête en option. Elle couvre les dégâts causés par les vents violents. À condition, bien sûr, que les rafales dépassent un certain seuil.

Dans le cas de Toulouse, les 109 km/h relevés ce jour-là dépassent largement ce seuil. Si votre contrat inclut cette garantie, vous êtes donc couvert.

Et si l’arbre appartient à la ville ?

C’est là que les choses se compliquent. L’arbre tombé à Toulouse se trouvait sur la voie publique. Il appartient à la municipalité. Peut-on alors demander réparation à la mairie ?

La réponse est oui… mais sous conditions. La mairie peut être considérée comme responsable si l’arbre n’a pas été correctement entretenu. Autrement dit, si un défaut d’élagage, un état de pourriture ou un manque de contrôle est prouvé. Sans cela, la chute est qualifiée de “cas de force majeure” liée aux intempéries. Et dans ce cas, la mairie ne sera pas tenue pour responsable.

Autant dire qu’il faudra un expert pour trancher. D’ailleurs, c’est souvent l’assurance qui mandate ce professionnel. Il évaluera les dommages matériels, mais aussi les circonstances de l’accident.

Quelles démarches pour les victimes ?

Si vous êtes victime d’un tel accident, gardez votre sang-froid. Oui, même si vous venez de découvrir votre voiture façon crêpe dentelle.

D’abord, déclarez le sinistre à votre assureur. Vous avez cinq jours ouvrés pour le faire. Il est possible de le faire en ligne, par téléphone ou par courrier recommandé. Ensuite, rassemblez un maximum de preuves : photos, témoignages, date et heure de l’incident. Tout ce qui pourra aider à comprendre ce qui s’est passé.

Enfin, soyez patient. L’indemnisation peut prendre quelques jours à quelques semaines, en fonction de la complexité du dossier. Si l’expert conclut que votre voiture est irréparable, vous recevrez une compensation équivalente à sa valeur estimée avant l’accident. Si elle est réparable, l’assurance couvrira les frais, franchise déduite.

L’intervention rapide des services municipaux

À Toulouse, les services de la ville ont réagi vite. Une équipe d’élagueurs est intervenue pour découper les branches, une à une. L’intervention a duré plusieurs heures. La circulation a été déviée. Et les véhicules endommagés ont été évacués en fin de matinée.

Il faut dire que la place Jeanne-d’Arc est un axe majeur de la ville. L’impact sur le trafic a été immédiat. Mais la mairie a géré la situation avec sérieux. Même si la question de l’entretien de l’arbre concerné sera sans doute posée dans les prochains jours.

Peut-on prévenir ce genre d’accident ?

Pas toujours. Les chutes d’arbres restent rares. Mais elles sont souvent liées à des rafales puissantes, comme celles provoquées par le vent d’autan. Les municipalités effectuent des contrôles réguliers. Elles procèdent aussi à des campagnes d’élagage. Mais face à des bourrasques dépassant les 100 km/h, aucun arbre n’est à l’abri.

Pour les automobilistes, la meilleure prévention reste… l’assurance. Choisir un contrat adapté, avec les bonnes garanties, permet de limiter les mauvaises surprises.

Un arbre peut tomber n’importe où. Même en centre-ville. Même quand on croit tout contrôler. Et parfois, il tombe pile au mauvais moment. Mieux vaut être préparé.

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