Bonne nouvelle : le prix des carburants chute encore !

Par Christophe Djafar | le 19 mars 2025 | 4 min. de lecture
pompe a essence

Le prix du carburant poursuit sa baisse. Bonne nouvelle pour les automobilistes ! Depuis quelques semaines, les tarifs affichés à la pompe diminuent. Le gazole se stabilise à 1,63 euro, tandis que l’essence atteint 1,68 euro. Alors, simple répit ou tendance durable ?

Pourquoi cette baisse des prix ?

Le marché du pétrole est une véritable montagne russe. Depuis le début de l’année, le prix du baril de Brent a chuté. En janvier, il flirtait avec les 82 dollars. Aujourd’hui, il descend à 71 dollars. Résultat : une baisse progressive du carburant en station.

Derrière cette tendance, plusieurs raisons. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a ajusté sa production. Plus de barils sur le marché, c’est un prix qui fléchit. En février 2025, l’OPEP a augmenté sa production de 1 million de barils par jour, influençant directement les cours du pétrole. Ajoutons à cela un ralentissement de l’économie mondiale, notamment en Chine, qui consomme moins de pétrole. Moins de demande, plus d’offre, la mécanique est simple.

Quel impact pour les automobilistes ?

Bonne surprise en caisse ! Pour un plein de 50 litres, l’économie atteint plusieurs euros. En mars 2024, le gazole était à 1,85 €/L et l’essence à 1,92 €/L, soit une baisse d’environ 12 % en un an. Cumulé sur un mois, cela représente une belle somme. Un automobiliste faisant un plein de 50 L par semaine économise environ 10 € par mois par rapport aux prix de septembre 2024. Pour les ménages, cette baisse offre un peu d’oxygène, surtout avec l’inflation qui grignote les budgets.

Côté transport et logistique, même effet domino. Les camions, les bus et les avions profitent aussi de ces prix plus légers. Avec un coût d’exploitation en baisse, certains secteurs pourraient répercuter ces économies sur leurs tarifs. À surveiller.

station essence gazole

Jusqu’où peuvent descendre les prix ?

Difficile de le dire avec certitude. Les prix du carburant dépendent de multiples facteurs : la politique des producteurs, la situation géopolitique et les variations de la demande. Pour l’instant, la tendance est au repli. Mais un rebond reste possible si les pays exportateurs réduisent leur offre.

Autre élément à considérer : les taxes. Elles représentent près de 60 % du prix du carburant en France. Même si le pétrole baisse, ces prélèvements ne varient pas. Impossible donc d’imaginer un retour aux prix d’avant 2020.

L’Agence internationale de l’énergie estime que la demande mondiale pourrait remonter au second semestre 2025, ce qui freinerait la baisse des prix. Certains économistes pensent que le seuil de 1,60 € pourrait être un plancher difficile à franchir.

Doit-on revoir ses habitudes de consommation ?

Avec des prix plus bas, la tentation est grande de faire le plein sans réfléchir. Mais attention à ne pas trop se reposer sur cette baisse. Rien ne garantit qu’elle va durer.

Pour faire des économies sur le long terme, quelques réflexes simples s’imposent. Adopter l’écoconduite permet d’économiser jusqu’à 15 % de carburant. Vérifier la pression des pneus, alléger son véhicule, éviter les accélérations brusques, autant d’astuces qui comptent sur une année.

Autre piste : comparer les stations-service. Certaines appliquent des écarts de prix significatifs, surtout entre les stations autoroutières et les supermarchés.

La baisse des prix peut-elle freiner la transition énergétique ?

C’est un risque. Des carburants moins chers rendent les véhicules thermiques plus attractifs. Pour les automobilistes hésitant entre essence et électrique, le choix peut pencher du mauvais côté.

Les ventes de véhicules électriques ont ralenti de 5 % en février 2025, en partie à cause de la baisse des prix de l’essence et du gazole. Cependant, la tendance à long terme reste à l’électrification. Les constructeurs investissent massivement dans les véhicules électriques et hybrides. De plus, de nombreuses villes restreignent l’accès aux voitures polluantes. À moyen terme, la question ne sera plus « essence ou électrique ? » mais plutôt « où recharger son véhicule ? ».

À quoi s’attendre dans les semaines à venir ?

Les spécialistes restent prudents. Si l’OPEP maintient sa production élevée et que la demande mondiale reste modérée, la baisse pourrait se poursuivre. Mais attention aux aléas du marché. Une crise géopolitique ou une décision des producteurs peut inverser la courbe en quelques jours.

En attendant, profitons de ce répit. Gardons cependant en tête que la prudence est de mise. Optimiser sa consommation reste la meilleure stratégie, quelle que soit l’évolution des prix.

Je découvre quel tarif Leocare me propose !

Obtenir un devis