Faut-il une assurance auto spéciale quand on fait du covoiturage ?
Face à l’envolée des coûts du carburant, le partage de trajet s’impose comme une réponse astucieuse pour préserver votre portefeuille tout en agissant pour l’environnement. Cependant, une interrogation légitime subsiste souvent au moment de charger ses premiers compagnons de route : votre contrat actuel suffit-il à vous protéger ?
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Le covoiturage est automatiquement couvert par l’assurance responsabilité civile obligatoire, protégeant les passagers en cas d’accident.
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Il est recommandé de vérifier votre contrat pour confirmer la couverture lors de trajets privés et s’assurer que le prêt de volant est inclus.
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Les véhicules de fonction utilisés pour le covoiturage peuvent nécessiter une déclaration spécifique à l’assureur.
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Leocare couvre automatiquement le covoiturage sans déclaration préalable, appliquant la garantie responsabilité civile pour les passagers.
Les statistiques du covoiturage en France
Le paysage de la route change radicalement depuis quelques années. Le partage de véhicule n’est plus une pratique marginale réservée aux étudiants en quête d’aventures, mais une habitude de vie portée par les politiques publiques et une conscience écologique grandissante. Voici un aperçu de la situation actuelle sur nos routes :
- 900 000 trajets sont effectués chaque jour en covoiturage sur le territoire de France.
- Le covoiturage organisé par des outils numériques représente environ 1 % des trajets totaux effectués.
- 4,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone pourraient être économisées chaque année grâce à cette pratique.
- Le trajet moyen effectué de cette manière parcourt 40 kilomètres entre le domicile et le travail.
Cette forme de mobilité partagée permet à chaque utilisateur de bénéficier d’une solution économique pour se déplacer au quotidien. Le développement du covoiturage est porté par des acteurs qui facilitent la rencontre entre conducteurs et passagers.
Incitations gouvernementales et bonus covoiturage
Le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure pour encourager le partage des sièges vides. Depuis le début de l’année 2023, un plan national a vu le jour pour soutenir les conducteurs. Le tableau suivant détaille le fonctionnement de la mesure principale :
| Type d’aide | Montant | Condition de versement |
| Prime courte distance | 100 euros versés par les plateformes | Réalisation de 10 trajets en 3 mois |
| Forfait Mobilités Durables | Jusqu’à 800 euros par an | Aide versée par l’employeur au salarié |
| Bonus covoiturage longue distance | 100 euros cumulables | Pour des trajets de plus de 80 kilomètres |
L’objectif est de compenser les petits désagréments du début, comme le temps passé à synchroniser les agendas ou le détour pour récupérer un passager.
En bénéficiant de ce dispositif, le souscripteur réduit considérablement le coût d’utilisation de sa voiture neuve ou de sa voiture d’occasion. C’est un argument de poids pour convaincre les plus hésitants à laisser leur voiture au garage un jour sur 2 pour devenir passager.
Covoiturage, ZFE et voies réservées : quels sont les nouveaux avantages ?
La mobilité urbaine subit de profondes transformations avec l’arrivée des zones à faibles émissions. Ces périmètres limitent l’accès aux centres-villes pour les véhicules les plus anciens ou les plus polluants. Le covoiturage devient alors une stratégie de contournement intelligente. Cela s’inscrit pleinement dans une logique de mobilité partagée efficace pour le public.
Une autre nouveauté qui change la vie des automobilistes est l’apparition des voies de circulation réservées, signalées par un losange blanc. Voici les règles d’utilisation de ces couloirs :
- Ces voies sont destinées aux bus, aux taxis et aux véhicules transportant au moins 2 occupants.
- La circulation illégale sur ces voies entraîne une amende de 135 euros.
- Elles sont présentes sur les axes majeurs autour de Paris, Lyon, Grenoble ou Strasbourg.
- Elles offrent la promesse de gagner de précieuses minutes en évitant les bouchons des heures de pointe.
Covoiturage : l’assurance auto classique suffit-elle ?
La responsabilité civile : une couverture automatique pour vos passagers ?
Il n’y a pas lieu de nourrir d’inquiétude concernant la couverture de vos passagers. En France, le cadre juridique est très protecteur pour les occupants d’un véhicule. Pour partager un véhicule, vous n’avez pas l’obligation de souscrire une assurance voiture spécifique. Votre contrat habituel remplit déjà la fonction principale attendue par le code de la route et les autorités.
La loi Badinter de 1985 simplifie grandement les choses pour le souscripteur. Elle pose le principe que les passagers sont toujours considérés comme des victimes protégées. Voici ce que cela implique concrètement :
- Les passagers sont couverts qu’ils soient des proches, des collègues ou des inconnus.
- L’indemnisation intervient que le conducteur soit responsable ou non de l’accident.
- Cette assurance couvre les tiers sans aucune démarche préalable de votre part.
- Le fonctionnement du système est très facile pour un novice de l’assurance.
Faut-il souscrire des garanties supplémentaires ?
Si la protection des passagers est acquise au titre de la garantie de base, celle du conducteur et du véhicule peut demander une réflexion plus poussée. Une offre au tiers simple peut montrer ses limites en cas de problème dont vous êtes responsable. Pour choisir la meilleure protection, une assurance tous risques est conseillée car elle comporte des options que la garantie minimale ignore.
| Garantie complémentaire | Utilité pour le conducteur | Impact en covoiturage |
| Assistance 0 km | Prise en charge en bas de chez vous | Évite de planter vos passagers au départ |
| Garantie personnelle du conducteur | Couvre vos propres dommages corporels | Protège celui qui tient le volant en cas de faute |
| Véhicule de remplacement | Prêt d’une voiture de secours | Permet d’honorer vos engagements de trajet |
| Protection des bagages | Remboursement en cas de vol ou dégradation | Couvre les valises de vos compagnons de route |
Il existe des garanties qui prennent en charge le trajet de remplacement pour vos passagers. Informer votre compagnie de votre utilisation régulière du véhicule pour ces trajets est préférable, même si aucune police commerciale exclusive n’est requalifiée pour le covoiturage libre.
Les points de vigilance avant de prendre la route
Vérifier le type de trajet : privé, domicile-travail ou professionnel ?
Le texte de votre contrat peut celer des détails importants. Les assureurs classent les risques selon l’usage que vous faites de votre voiture. Les trajets privés sont couverts par défaut. Cependant, il convient de bien vérifier ce point si vous transportez des collègues chaque matin :
- L’usage domicile-travail doit être explicitement mentionné dans votre contrat.
- Les trajets professionnels demandent une autorisation ou une extension spécifique de type usage affaires.
- L’absence de déclaration conforme peut entraîner un refus de prise en charge par l’assureur.
Prenez le temps de lire chaque page de vos conditions pour être certain que votre comportement au volant est en phase avec votre contrat actuel. Cela permet d’éviter une déconvenue si un évènement survient durant une utilisation inhabituelle.
Le prêt de volant : pouvez-vous laisser un passager conduire ?
Sur une longue distance, la fatigue peut s’installer. Le prêt de volant et conducteur occasionnel sont des idées très pertinentes pour maintenir une vigilance optimale. Cependant, le prêt du volant n’est pas un geste anodin. Voici les points à vérifier avant de passer le relais :
- Certains contrats comportent une clause de conduite exclusive qui interdit le prêt à une personne tierce.
- L’assurance comporte souvent une franchise plus élevée en cas de sinistre causé par un tiers.
- Le permis de conduire du passager doit être valide et adapté au type de véhicule.
- Quelques contrats restreignent le prêt aux personnes possédant leur permis depuis plus de 3 ans.
Avant de passer le relais, assurez-vous que cette utilisation est autorisée par votre assureur. Une vérification rapide vous évitera toute mauvaise surprise lors de la déclaration d’un sinistre matériel ou corporel.
Quelles sont les obligations du conducteur en covoiturage ?
Le partage des frais : attention à ne pas faire de bénéfices
C’est la règle de base de la pratique du covoiturage. Cette activité se définit légalement comme une mise en commun des frais réels liés au trajet. Le conducteur ne doit en aucun cas être rémunéré pour un service de transport, car cela s’apparenterait à une activité professionnelle illégale.
| Élément du coût | Inclus dans le calcul | Exclu du calcul |
| Carburant | Oui (au prorata) | Non |
| Péages | Oui (au prorata) | Non |
| Usure et assurance | Oui (selon barème fiscal) | Non |
| Temps passé | Non (jamais de rémunération) | Oui |
La fiabilité de votre déclaration est la base de la confiance avec votre assureur. Rester dans le cadre légal permet de garantir que chaque blessé éventuel sera pris en charge par le système de responsabilité civile classique. L’absence de profit est le critère qui sépare le partage amical de l’activité commerciale.
Le cas particulier du véhicule de fonction : est-ce autorisé ?
Utiliser une voiture de société pour le covoiturage est possible mais demande une attention particulière. Le véhicule appartient à votre employeur, et c’est lui qui gère la police d’assurance. Voici les étapes à suivre :
- Obtenir une autorisation écrite de la part de votre employeur.
- Vérifier que l’assurance couvre bien les passagers au titre de la garantie flotte.
- Clarifier la situation avec votre service comptable pour éviter tout problème fiscal.
- S’assurer que les entreprises ne refusent pas le transport de personnes extérieures par règlement intérieur.
Le fonctionnement de l’autopartage ou du covoiturage avec un véhicule de fonction doit toujours être transparent. Informer les parties prenantes reste la meilleure stratégie pour éviter les malentendus.
Comment déclarer un sinistre lors d’un trajet en covoiturage ?
Si malgré votre prudence un accident survient, la procédure reste classique mais demande quelques précisions pour aider chaque assuré impliqué. Voici la marche à suivre :
- Remplir le constat amiable avec soin.
- N’oubliez pas de mentionner chaque passager présent dans la voiture dans la case des blessés.
- Collecter des preuves comme des photos des lieux et de la position des véhicules.
- Conserver l’historique du trajet si vous utilisiez une plateforme de mise en relation.
- Déclarer le sinistre sous un délai de 5 jours ouvrés.
La transparence sur l’identité des occupants est requise pour que la garantie couvre l’ensemble des préjudices subis par autrui. Un signalement rapide permet à l’équipe de votre assureur de prendre en charge les dossiers plus efficacement.
Le covoiturage et Leocare : la simplicité avant tout
Chez Leocare, nous pensons que la technologie doit simplifier votre mobilité au quotidien. Le covoiturage est automatiquement couvert dans toutes nos formules. Vous n’avez aucune démarche à effectuer pour assurer vos passagers lors d’un trajet occasionnel ou régulier. Notre équipe a conçu des offres qui s’adaptent à votre vie.
Voici les avantages de notre approche :
- Vous pouvez confier les commandes à un passager sans nous prévenir au préalable.
- Nous misons sur une relation de confiance avec chaque utilisateur.
- Tous vos documents sont accessibles sur une seule page de votre application mobile.
- Vous bénéficiez d’une protection corporelle étendue pour tout le monde.
- Notre service de covoiturage intégré à votre quotidien est sans frais cachés.
Selon votre contrat, vous pouvez également bénéficier de la garantie dommages tous accidents ou de l’indemnisation des dommages corporels. Nous sommes là pour vous aider à prévoir l’imprévisible et à rouler avec une assurance qui vous comprend vraiment.
Cet article a été rédigé à titre purement informatif. Les garanties et situations décrites sont susceptibles de ne pas être incluses dans l’offre d’assurance Leocare. Pour en savoir plus sur nos produits d’assurance, nous vous invitons à consulter le détail de nos offres.
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